
INP-HB/RECHERCHE : L’INP-HB ET LE FONSTI UNISSENT LEURS FORCES POUR UNE AGRICULTURE IVOIRIENNE PLUS RESILIENTE (CAJOU ET RIZ)
L’Institut National Polytechnique Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (INP-HB) et le Fonds pour la Science, la Technologie et l’Innovation (FONSTI) ont procédé, ce mardi 14 juillet 2026, au lancement officiel et conjoint de deux projets de recherche appliquée à fort impact : l’un portant sur la valorisation de la pomme de cajou, l’autre sur l’adaptation culturale du riz pluvial face aux mutations climatiques.
Une initiative saluée comme un tournant majeur pour l’agriculture ivoirienne.Le lancement de ces projets (Cajou et Riz) vise à lancer officiellement le projet de valorisation de la pomme de cajou et créer une dynamique collaborative entre l’ensemble des parties prenantes pour assurer son succès et améliorer la résilience des riziculteurs et la productivité du riz pluvial de la zone agro-climatique de Yamoussoukro.
Prenant la parole au nom de la communauté de l’INP-HB, le Professeur Pierre YOUROUGOU, Directeur Général Adjoint chargé de la Recherche, de l’Innovation et du Technopole, a accueilli chaleureusement les partenaires, représentants des ministères, acteurs du secteur agricole et délégués des ONG présents à la cérémonie. Il a souligné que ces deux projets « illustrent parfaitement la mission de l’INP-HB : produire des connaissances, développer des innovations et mettre la recherche au service du développement économique, social et environnemental de la Côte d’Ivoire », ajoutant qu’ils s’inscrivent pleinement dans les Objectifs de Développement Durable (ODD).
Le Professeur YOUROUGOU a également rendu hommage au rôle déterminant du FONSTI, dont le soutien financier à la recherche appliquée contribue à « rapprocher durablement le monde scientifique des besoins du secteur productif et des populations De son côté, le Secrétaire Général du FONSTI, le Docteur Yaya SANGARÉ, a réaffirmé avec force la philosophie de son institution : « Le FONSTI n’a pas vocation à financer la recherche pour la recherche. Notre ambition est de soutenir une recherche qui produit des solutions, qui accompagne les politiques publiques, qui crée de la valeur économique et qui améliore les conditions de vie des populations. » Des mots qui ont résonné comme une feuille de route partagée par l’ensemble des participants. Il a également remercié toutes les institutions partenaires, les organisations professionnelles agricoles, les producteurs, les coopératives et les acteurs des filières riz et anacarde qui ont accepté de s’engager dans cette dynamique collaborative.Le premier projet, porté par le Docteur KOUADIO Marius, s’attaque à un défi tout aussi crucial : l’adaptation du calendrier cultural du riz pluvial à la zone agro-climatique de Yamoussoukro, dans un contexte de dérèglement climatique progressif. S’appuyant sur des analyses agro-climatiques couvrant plusieurs décennies, les chercheurs ont identifié de nouvelles fenêtres optimales de semis. Cette phase de terrain permettra de valider ces résultats directement auprès des producteurs, pour des recommandations fiables et durables. Le second projet, coordonné par le Docteur YAPI Yapo Magloire, vise la valorisation de la pomme de cajou comme aliment du bétail, dans le double objectif de réduire les émissions de méthane issues de l’élevage et d’améliorer la productivité des exploitations. Rappelons que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le premier producteur mondial de noix de cajou, mais que des milliers de tonnes de pommes de cajou restent chaque année sous-exploitée, alors qu’elles constituent une ressource naturelle de premier ordre.
Ce projet entend transformer ce paradoxe en opportunité économique et environnementale.Les ateliers organisés en marge du lancement ont permis de poser les fondations opérationnelles des deux projets. Producteurs d’anacarde, éleveurs de bovins, riziculteurs, coopératives, fabricants d’aliments du bétail et représentants des filières concernées ont été associés aux échanges.
À l’issue de ces travaux, plusieurs résultats concrets sont attendus : une compréhension commune des objectifs et méthodologies, un cadre de collaboration formalisé entre les parties prenantes, la validation du chronogramme d’exécution et la documentation des préoccupations de terrain pour les intégrer au plan de mise en œuvre.
Ce double lancement constitue un signal encourageant pour l’écosystème scientifique ivoirien. En conjuguant rigueur académique, financement public ciblé et ancrage dans les réalités agricoles, l’INP-HB et le FONSTI démontrent que la Côte d’Ivoire dispose des ressources humaines et institutionnelles nécessaires pour relever ses défis de développement par l’innovation.
Les résultats attendus de ces deux projets sont désormais suivis avec intérêt par l’ensemble du secteur agricole national.






